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Sommet de Kiev sur l’énergie : de bonnes intentions, pas d’annonce


Cependant, aucun accord sur ce projet n’a été annoncé et le président Iouchtchenko n’a pas pu donner la date de sa mise en service dans le sens Odessa-Brody. Il n’y a pas eu de progrès réel concernant la question clef, celle d’Odessa-Brody.

Le président polonais et ses homologues de six ex-républiques soviétiques ont plaidé pour une voie d’approvisionnement de l’Europe en énergie contournant la Russie, sans concrétiser toutefois leur projet d’oléoduc Odessa-Brody, en Ukraine.

Faire débuter le plus rapidement possible le "transport du pétrole de la Caspienne" vers l’Europe via l’Azerbaïdjan, la Géorgie, l’Ukraine, la Lituanie et la Pologne "est l’une des priorités de nos pays", ont dit leurs présidents respectifs dans une déclaration commune au cours d’un sommet sur les questions énergétiques à Kiev.

Ce document a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays, riverain de la mer Caspienne, est riche en pétrole, ainsi que par ses homologues géorgien Mikheïl Saakachvili, lituanien Valdas Adamkus, polonais Lech Kaczynski et ukrainien Viktor Iouchtchenko.

Les discussions ont notamment porté sur l’utilisation de l’oléoduc ukrainien Odessa-Brody pour livrer du pétrole de la mer Caspienne à l’Europe via l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la mer Noire et l’Ukraine.

Les présidents letton Valdis Zatlers et estonien Toomas Hendrik ont rejoint leurs collègues pour signer une autre déclaration commune, stipulant qu’"aucun pays n’a le droit d’utiliser l’énergie en tant que levier politique".

Une allusion sans équivoque à la Russie, souvent accusée de faire de ses hydrocarbures une "arme politique" contre d’ex-républiques soviétiques.

"Le chantage" et "la pression" énergétiques sont devenus "des phénomènes quasi-quotidiens dans le langage diplomatique", a renchéri le président ukrainien, dont le pays a connu plusieurs "guerres du gaz" avec Moscou qui ont perturbé l’approvisionnement énergétique de l’Europe.

Le président Saakachvili est allé jusqu’à déclarer que les agissements de la Russie dans la république rebelle géorgienne d’Abkhazie constituaient une "grave menace" pour le couloir énergétique du Caucase du Sud.

"Je pense que l’un des motifs des initiatives et des agissements russes est de couper les couloirs énergétiques existants et à venir" pour obtenir "un monopole des exportations d’hydrocarbures russes et surtout de ceux d’Asie centrale", a-t-il lancé.

Au cours des dernières semaines, la Russie a renforcé son soutien aux gouvernements rebelles d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud qui ont fait sécession de la Géorgie, tout en renforçant son contingent militaire en Abkhazie.

L’oléoduc Odessa-Brody, construit en 2001 et long de 670 kilomètres, relie les villes ukrainiennes d’Odessa, sur la mer Noire, et de Brody (ouest), près de la Pologne.

Il achemine actuellement du brut russe de Brody vers Odessa, mais l’Ukraine souhaiterait inverser le flux à l’intérieur du pipeline. La Pologne et l’Ukraine projettent aussi de le prolonger jusqu’à Gdansk (nord de la Pologne) sur la mer Baltique.

Cependant, aucun accord sur ce projet n’a été annoncé et le président Iouchtchenko n’a pas pu donner la date de sa mise en service dans le sens Odessa-Brody. Il n’y a pas eu de progrès réel concernant la question clef, celle d’Odessa-Brody.

jeudi 22 mai 2008
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