Etudiant il découvre le marxisme à 20 ans et entre dans le monde révolutionnaire. En 1898, il exclu de l’Université et placé en résidence surveillée pendant 2 ans à Kiev pour ses activités marxistes.
Puis il se tourne vers la religion orthodoxe, sous l’influence de Serge Boulgakov, se marie avec Lydie Trouchev : "Elle contribua fort à ma conversion à l’Eglise orthodoxe."
Survient alors, en 1907, un événement singulier qu’il décrira brièvement dans son Essai d’autobiographie spirituelle : « Je me rappelle un moment - c’était en été, à la campagne, - je me trouvais dans le jardin, à l’heure du crépuscule et le cœur lourd... Sous les nuages, la nuit s’épaississait, mais subitement une lumière intérieure surgit ». Ce fut comme une apparition. Jamais il n’avait vu cette splendeur !
Il passera l’hiver 1907 à Paris, puis retournera à Moscou où il retrouve Serge Boulgakov.
Vint la révolution de 1917. Nommé membre du Conseil provisoire de la République, il se détourne rapidement de l’activité politique, rédige La Philosophie de l’inégalité, qui est une attaque contre le bolchevisme et qui ne sera pas publié, est nommé ensuite vice-président de l’Union des Écrivains. Durant un bref laps de temps, il fut professeur de philosophie à l’université d’État de Moscou, mais, en raison de sa critique des bolcheviks, il dut quitter la Russie en 1922 « pour des raisons idéologiques et non politiques ». Commence l’exil, à Berlin d’abord, de 1922 à 1924, où il fonda l’Académie de Philosophie et de Religion qu’il transféra à Paris en 1924. C’est aussi à Paris qu’il fonda et édita l’influent journal Put (le Chemin, 1925-1940). Il mourut à Clamart en France le 24 mars 1948.