Le nouveau président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, dont le Parti des régions compte nombre de gros industriels consommateurs de gaz, a à plusieurs reprises qualifié d’"injuste" le prix du gaz payé par l’Ukraine, négocié par le gouvernement de Ioulia Timochenko, et promis de le renégocier.
Il avait indiqué qu’il souhaitait parvenir à un nouvel accord sur le gaz avec Moscou avant la visite à Kiev de son homologue Dmitri Medvedev, en mai prochain.
"Nous avons étudié les questions de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire et la possibilité (...) d’accorder un crédit pour le travail sur le troisième et le quatrième réacteurs de la centrale nucléaire à hauteur de 5-6 milliards de dollars", a déclaré M. Poutine, cité par les agences russes, à l’issue d’une rencontre à Moscou avec son homologue ukrainien, Mykola Azarov.
L’Ukraine, dont la centrale de Tchernobyl avait été théâtre du pire accident du nucléaire civil en 1986 avant d’être fermée en 2000, compte actuellement quatre centrales nucléaires en activité qui produisent environ la moitié de l’électricité consommée par cette ex-république soviétique.
La centrale de Khmelnitski compte deux réacteurs nucléaires, mis en exploitation respectivement en 1987 et en 2004.
M. Poutine a par ailleurs estimé que le gouvernement ukrainien lui avait fait des "propositions intéressantes" sur la question du gaz, cependant que Kiev cherche à négocier avec Moscou pour réduire son prix : "Nikolaï Ianovitch (Azarov) nous a fait des propositions au nom du président Viktor Ianoukovitch, elles sont intéressantes".
"Je pense que nous arriverons à une solution, mais (ces propositions) doivent être étudiées attentivement", a ajouté M. Poutine.