Le 9 septembre, l’Ukraine espère être reconnue pour la première fois comme un candidat potentiel à l’entrée dans l’Union européenne, à l’occasion de ce sommet UE-Ukraine à Evian placé sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Pour l’heure, les Européens sont divisés sur la question ukrainienne. La France, la Grande-Bretagne et d’autres pays du nord et de l’est de l’Europe souhaitent entraîner Kyiv dans l’Union européenne. En revanche, l’Allemagne, l’Espagne et l’Autriche ont longtemps eu des réticences, expliquant que le pays n’était pas prêt à rejoindre l’UE et redoutant l’arrivée d’un flux de travailleurs à bas salaire.
Ces freins expliquent que la perspective d’une entrée dans l’UE a longtemps été refusée à l’Ukraine. Mais du fait du conflit en Géorgie, la stratégie européenne est amenée à être repensée.
"Les discussions sur le statut de l’Ukraine comme candidat à l’entrée dans l’Union ne sont pas à l’agenda pour le moment", a assuré cette semaine le commissaire européen à l’Elargissement Olli Rehn dans un discours à Helsinki. Mais il a vite ajouté : "Nous ne devrions jamais dire ’jamais’ à l’Ukraine", laissant entendre que le pays "pourrait être la prochaine cible de la pression politique de la Russie".
Selon M. Rehn, pour préserver la stabilité de l’Union, les gouvernements européens doivent "donner un signe politique clair montrant qu’un rapprochement entre l’UE et l’Ukraine est possible".