Sa comparution a commencé dans l’après-midi. Deux heures plus tard, le chef de l’Etat se trouvait toujours dans le bâtiment.
Les enquêteurs travaillent "très activement" et "cette affaire s’approche de sa fin logique", a estimé le président Iouchtchenko, sans pour autant donner de dates plus concrètes. Il a encore prédit que des "choses étonnantes" seraient dévoilées après la fin de l’enquête.
Le 6 septembre 2004, M. Iouchtchenko, alors candidat pro-occidental de l’opposition à l’élection présidentielle, était tombé gravement malade, en pleine campagne contre le candidat favori du pouvoir et de Moscou, Viktor Ianoukovitch.
Des médecins viennois avaient identifié trois mois plus tard un empoisonnement à la dioxine. Le visage de M. Iouchtchenko porte toujours des traces de la maladie, mais l’enquête sur cette affaire n’a guère progressé.
Dans un entretien avec le quotidien français Le Figaro en septembre 2007, Viktor Iouchtchenko s’était dit convaincu que la dioxine qui avait servi à l’empoisonner avait été fabriquée dans un laboratoire russe.
Un ex-proche de M. Iouchtchenko avait affirmé en juin que le chef de l’Etat n’avait pas été empoisonné à la dioxine et que les Autrichiens avaient falsifié les résultats de leurs analyses médicales.