M. Roudkovski rencontrera son homologue français Dominique Perben ainsi que des dirigeants de sociétés dont le groupe industriel français Alstom, le constructeur aéronautique européen Airbus et le groupe de BTP français Bouygues.
L’Ukraine pourrait être intéressée par l’acquisition ces prochaines années auprès d’Alstom de jusqu’à 20 trains (motrices électriques et wagons), capables de se déplacer à une vitesse maximale de 250 km/heure, la vitesse actuelle de trains ukrainiens ne dépassant pas 160 km/heure.
Le coût de cette transaction se monterait à environ un milliard d’euros, que Kiev entend financer en empruntant à l’étranger, a-t-il précisé. L’adaptation de voies ferroviaires ukrainiennes à ces nouveaux trains, d’un coût comparable, devrait être financée directement par l’Ukraine.
La construction et la modernisation d’autoroutes ukrainiennes devrait être au coeur des négociations avec Bouygues. Il s’agit de la construction de milliers de kilomètres d’autoroutes et de milliards de dollars.
Kiev envisage de créer un consortium avec la participation d’importants groupes occidentaux qui s’occupera de ce projet et a déjà entamé des consultations avec le géant bancaire américain Citibank.
Une fois les autoroutes construites, elles pourraient être données en concession pour "20-25 ans" aux participants à ce consortium, qui percevraient le péage pendant cette période.
Enfin, concernant le dossier aérien, le ministre entend proposer à des compagnies aériennes françaises l’avion moyen courrier ukrainien Antonov-148.
En échange, "Airbus peut devenir la base de la flotte aérienne ukrainienne de longue distance", selon M. Roudkovski, qui prévoit par ailleurs de conclure un accord de coopération avec M. Perben.