France - Ukraine

Accueil - Annonces - Boutiques - Club - Emploi - Espace Pro - Forum - Traduction - TV - Voyage
 

Apprendre l'ukrainien, oui c'est possible!
Apprenez l'ukrainien

L'Ukraine, ville par ville ->

Accueil

Culture

Économie

Livres

Société / Politique

Société / Politique





IMPRIMER
IMPRIMER


 

La Crimée : entre l’Ukraine et la Russie...
Le 19 février 1954

La Crimée, qui faisait partie de la république de Russie, est rattachée à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev le 19 février 1954. l’époque cela ne portait pas à conséquence, qui pouvait imaginer ici et ailleurs un éclatement de l’empire suivi de multiples indépendances.

La Crimée est donc pleinement ukrainienne, reconnue comme telle par la communauté internationale, malgré une opposition farouche de la population locale qui a dégénéré en 1992 en révolte...

Après la mort de Staline (1953), le nouveau président de l’URSS, Nikita Khrouchtchev, dénonça la politique « injustifiée » de déportation appliquée par son prédécesseur. Les Tatars, comme les autres peuples déportés (Polonais, Lituaniens, Allemands, etc.), retrouvèrent quelques-uns de leurs droits, mais ne furent pas autorisés à rentrer dans leur pays. En 1954, la Crimée fut cédée par Khrouchtchev à l’Ukraine, dans l’indifférence générale. Le 5 septembre 1967, le Décret du présidium du Soviet suprême de l’URSS portant sur les citoyens de nationalité tatare autrefois résidant en Crimée innocenta les Tatars, parce que les accusations passées s’étaient révélé « sans fondement ». Toutefois, aucune mesure ne fut prise pour faciliter leur retour en Crimée, ni pour les indemniser pour perte de vie ou de biens.

En 1987, les Tatars manifestèrent à Moscou pour réclamer leur droit de retourner en Crimée, mais jusqu’aux derniers jours de l’URSS (1988-1989) ils ne furent pas autorisés à rentrer en Crimée.

Au cours des dix années qui ont suivi la disparition de l’URSS (1991), environ 300 000 Tatars de Crimée, parmi une population totale estimée à 400 000 ou 550 000, sont rentrés dans leur pays d’origine dans des conditions matérielles difficiles, après avoir perdu tous leurs biens en Russie, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kazakhstan. Leurs problèmes ne furent pas résolus pour autant, car étant très minoritaires - seulement 10 % - ils doivent depuis se battre non seulement pour faire reconnaître leurs droits politiques, économiques et culturels, mais aussi pour assurer leur survie matérielle. En prenant la décision de rentrer en Crimée, de nombreux Tatars ont été guidés par des espoirs irréalistes et alimentés par certains de leurs dirigeants politiques.

lundi 18 février 2008
© France-Ukraine.com
Tous droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

 

Dans la même rubrique :


Pour en savoir plus,
visitez la librairie

SLAVIKA!

France-Ukraine


Pour contacter France-Ukraine.com, cliquez ici!