"Un accord renforcé ne peut pas être une solution de remplacement par rapport à l’adhésion" de l’Ukraine à l’UE, a-t-il déclaré dans une conférence de presse à l’issue de son entretien avec le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.
Le président ukrainien, en visite officielle au Danemark, a insisté sur "le besoin d’avoir un but, un objectif d’avenir au sein de l’Europe".
Interrogé sur l’attitude de Bruxelles face à une éventuelle adhésion de son pays, M. Iouchtchenko a déclaré : "mais de quelle adhésion parlez-vous ? Nous n’avons pas vu en Ukraine un ministre venu d’Europe en cinq ans".
M. Rasmussen a déclaré de son côté, que "l’Europe était ouverte à toutes les démocraties européennes remplissant les critères nécessaires" d’adhésion. "Cependant, au lieu de commencer en se focalisant sur le but final, nous devrions nous concentrer sur les instruments qui y mèneront", faisant référence à "des pas concrets pour renforcer la coopération entre l’Ukraine et l’UE" tels que la signature d’accords comme celui signé sur l’énergie, vendredi avec le Danemark.
"Un autre instrument est la poursuite du processus de réformes", selon M. Rasmussen.
Les négociations en vue de cet accord renforcé devraient durer "au moins un an", avait indiqué début mars la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
Cet accord permettra de renforcer le processus de réformes dans ce pays et d’arriver à un accord de libre-échange avec Kiev. Mais les négociations sur cette zone de libre-échange ne commenceront qu’une fois que l’Ukraine aura achevé son processus d’adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) selon Bruxelles.