"J’ai rencontré le directeur du service financier du Fonds monétaire international et nous avons examiné les résultats de la mission en Ukraine ainsi que l’aide que le FMI accorde au pays", a-t-il dit.
"Selon les données du FMI, grâce à cette aide, le volume de réserves en devises pour le paiement du gaz est suffisant pour l’Ukraine", a-t-il ajouté. La société ukrainienne d’hydrocarbures Naftogaz "ne possède pas de suffisamment de ressources en devise locale (...), c’est donc un problème de balance de la compagnie Naftogaz elle-même", a-t-il encore dit.
L’Ukraine, aux finances exsangues, n’est pas certaine de pouvoir remplir ses réservoirs de gaz durant l’été en prévision de la saison hivernale. Ces réservoirs permettent d’assurer également le transit de gaz russe vers l’Europe. Dans ce contexte, Kiev est à la recherche d’un prêt de 4,2 milliards de dollars (3 mds d’euros) pour payer les livraisons de gaz russe, alors que Moscou ne lui prête plus d’argent. Un quart du gaz consommé dans l’UE provient de Russie, dont 80% transite par l’Ukraine.
Vendredi, l’Union européenne a convoqué une réunion internationale pour cette semaine à Bruxelles, afin d’examiner les moyens d’aider l’Ukraine. Moscou et Kiev ont été en proie en janvier à un grave conflit gazier, qui s’est traduit par deux semaines d’interruption des livraisons gazières russes aux clients occidentaux de Gazprom.