L’Ukraine doit veiller en particulier à combattre la corruption dans les domaines politiques et judiciaires si elle veut mener une politique crédible contre la corruption.
Parmi les obstacles dans la lutte anti-corruption, l’OCDE a cité l’immunité des hauts fonctionnaires, soulignant la nécessité d’adopter des codes de conduite pour les responsables du secteur public et de mettre en place un mécanisme transparent de déclaration de patrimoine de la part des agents publics de haut niveau.
Plus globalement, l’OCDE a appelé les autorités ukrainiennes à mettre en place un plan d’action anti-corruption et à réformer la législation pénale afin de combler les lacunes qui permettent à des personnes corrompues d’échapper à toute sanction.
Le rapport, qui couvre la période 2004-2006, a toutefois fait état d’un certain nombre de progrès, avec notamment des sessions de formation anti-corruption organisées pour les fonctionnaires et le renforcement de la législation visant à combattre ce fléau.
L’Ukraine a aussitôt réagi, assurant continuer ses efforts en ce sens.
Dans son rapport 2006, l’ONG Transparency International a classé l’Ukraine à la 99e place pour l’indice de corruption (le 1er rang étant attribué au pays le moins corrompu), au même niveau que le Mozambique ou la Géorgie. Le pays se trouvais à la 107e place en 2005 et à la 122e en 2004.