L’avion de la chancelière a atterri à l’aéroport de Kiev vers midi (09h00 GMT), ont indiqué à l’AFP les services aéroportuaires.
Lors de cette visite de travail, Mme Merkel doit rencontrer le président Viktor Iouchtchenko et son Premier ministre Ioulia Timochenko, qui vont plaider pour l’octroi à Kiev du statut de candidat officiel à l’adhésion à l’Otan.
Au sommet de Bucarest, en avril, l’Otan a promis d’intégrer un jour l’Ukraine, mais a alors refusé, faute de consensus des pays membres, d’accorder dans l’immédiat ce statut de candidat à l’Ukraine et à la Géorgie.
Soutenue par les Etats-Unis, l’admission de ces deux ex-républiques soviétiques dans l’antichambre de l’Otan a été jugée prématurée notamment par l’Allemagne et la France, soucieuses de ménager la Russie.
L’Ukraine espère que dès décembre, les 26 pays de l’Otan accepteront de lui accorder le statut de candidat.
Cette possibilité a été cependant jugée peu probable par un conseiller de Mme Merkel, Cristoph Heusgen, selon qui l’Ukraine doit encore réformer ses forces armées et convaincre sa population, qui reste majoritairement opposée à ce projet d’intégration à l’Alliance atlantique.
En décembre, l’Otan ne procèdera qu’à une évaluation des progrès ukrainiens en la matière, a-t-il estimé dans une interview datée de samedi publiée sur le site de la radio allemande Deutsche Welle. "A mon avis, on n’ira pas au-delà de cela", a-t-il ajouté.
L’Allemagne est également réservée quant à une possible adhésion à terme de l’Ukraine à l’Union européenne.