Né en Russie de parents communistes, Andreï Kourkov déménage en Ukraine, à Kiev, dès sa plus tendre enfance. Enrôlé en tant que gardien de prison à Odessa durant son service militaire, il en profite pour écrire des contes pour enfants. C’est en 1991 que son premier roman paraît à Kiev, deux semaines avant la chute du communisme.
En 1993, ’Le monde de Bickford’ est nominé à Moscou pour le Booker Prize et l’année suivante ’La chanson préférée d’un cosmopolite’ gagne le prix de la compétition Heinrich Böll.
C’est son roman ’Le pingouin’, paru en France en 2000, qui lui apporte le succès, confirmé par ’Le caméléon’, ’L’ ami du défunt’, puis ’Les pingouins n’ont jamais froid’.
’Le dernier amour du président’, à l’instar de son personnage principal Sergueï Bounine, qui se régale de cette pratique héritée de son enfance, nous plonge dans un bain glacé.
Président de la république d’Ukraine ? Rien ne prédispose Sergueï Bounine à occuper ce poste. Son imprévisible ascension, dénuée de coups bas et d’ambition personnelle, se fait presque malgré lui. De la fenêtre de la salle de bains, son point d’observation préféré, il se remémore le passé : les années de jeunesse à la sauce communiste, un frère jumeau pas si fou que ça, une mère préoccupée d’arrangements avec le système, le vieux David Issakovitch amoureux de sa cabane sur une île au milieu du Dniepr... Et maintenant, il lui faut affronter le post-communisme, la greffe d’un nouveau coeur et tous ceux qui rêvent de l’empoisonner... Un roman prémonitoire.
Tous les livres de Kourkov disponibles chez Slavika.com :